L’Azawakh, ou lévrier touareg, est un lévrier africain originaire du Sahel, plus précisément de la vallée de l’Azawakh qui s’étend entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Compagnon ancestral des nomades touaregs, qui l’appellent oska, il servait à la fois pour la chasse à vue à la gazelle et à la garde des campements. La FCI le classe au groupe 10, celui des lévriers, sous le standard numéro 307.
C’est l’un des lévriers les plus fins et les plus élancés qui soient. Les mâles mesurent de 64 à 74 cm au garrot, les femelles de 60 à 70 cm, pour un poids remarquablement léger de 15 à 25 kg selon le sexe. Sa silhouette sèche laisse deviner son ossature et sa musculature fines, dans une robe fauve, sable ou bringe, souvent rehaussée de marques blanches. Son allure altiere et son regard profond en font un chien d’une élégance saisissante.
L’Azawakh est un chien de contrastes. Avec son maître et son cercle proche, il se montre profondément attaché, doux et fusionnel, allant jusqu’à une véritable dépendance affective. Hypersensible, il ressent les humeurs de son foyer et a besoin d’un lien étroit et constant avec les siens. À l’inverse, il se montre distant et très méfiant envers les inconnus, une réserve naturelle héritée de son rôle de gardien.
Fier, indépendant et parfois têtu, il conserve un fort instinct de chasse et devient un sprinter fulgurant dès qu’il court. Cette réserve et son instinct protecteur lui ont parfois valu une réputation exagérée de chien féroce. Il est utile de le préciser : l’Azawakh n’est pas un chien catégorisé en France, et bien socialisé, il n’a rien d’agressif. C’est simplement un lévrier au tempérament affirmé, calme et posé à la maison, mais vif et énergique en extérieur.
L’éducation de l’Azawakh n’est pas simple et le destine plutôt à un maître expérimenté. Indépendant, fier et têtu, il n’obéit pas par soumission et se braque face à la moindre brutalité. Son éducation repose sur un équilibre délicat entre fermeté et douceur, dans le respect absolu de sa grande sensibilité.
La socialisation précoce est absolument cruciale pour cette race naturellement méfiante : elle conditionne son équilibre futur face aux inconnus, aux autres animaux et aux situations nouvelles. Comme chez tous les lévriers, le rappel reste délicat en raison de son instinct de poursuite, et demande un travail patient et précoce.
Façonné par une sélection naturelle dans un environnement exigeant, l’Azawakh est un chien rustique et robuste, doté d’une faible charge génétique de maladies héréditaires. Son espérance de vie se situe entre 12 et 14 ans, et il jouit généralement d’une bonne santé.
Quelques points de vigilance existent malgré tout, comme une prédisposition possible à l’épilepsie et à certaines maladies auto-immunes. Comme tous les lévriers, il présente une sensibilité aux anesthésiques. Enfin, adapté à la chaleur du désert, il ne supporte pas le froid : il doit impérativement vivre à l’intérieur et être protégé par un manteau lors des sorties hivernales.
L’alimentation de l’Azawakh doit être adaptée à sa constitution élancée et à son mode de vie énergétique. Une nourriture de haute qualité, riche en protéines et dont la viande constitue l’élément principal, convient parfaitement à ce sprinter né. Les éleveurs recommandent une teneur en matières grasses maîtrisée.
Sa silhouette naturellement très fine, avec des côtes visibles, est parfaitement normale pour la race et ne doit surtout pas conduire à le suralimenter. La ration est à répartir en deux repas quotidiens, en évitant les portions trop abondantes et l’effort autour des repas.
L’entretien de l’Azawakh est des plus simples. Son poil ras et très court, presque inexistant par endroits, ne demande qu’un brossage hebdomadaire pour éliminer les poils morts et entretenir sa peau. Aucun toilettage professionnel n’est nécessaire, et ce moment de brossage est aussi l’occasion de renforcer le lien avec ce chien fusionnel.
Sa grande sensibilité au froid impose un manteau chaud dès que les températures baissent. Les bains restent occasionnels, et il convient de surveiller régulièrement ses oreilles, ses dents et ses griffes.
L’Azawakh a besoin d’espace et de contact. Sa nature le destine davantage à une maison avec un grand jardin clôturé qu’à un appartement en ville, même s’il peut s’adapter à différents modes de vie à condition de respecter scrupuleusement ses besoins d’exercice et sa nécessité de proximité avec son maître. C’est un chien né pour courir, qui réclame de véritables sorties sportives quotidiennes.
Très attaché aux siens, il souffre de la solitude et n’est pas fait pour un maître souvent absent. Pour une personne expérimentée, sportive et prête à comprendre son caractère singulier, l’Azawakh se révèle un compagnon fascinant, d’une loyauté et d’une élégance rares. C’est une race encore peu répandue en France, souvent réservée aux véritables passionnés.
Le prix d’un chiot Azawakh inscrit au LOF se situe généralement entre 1 000 et 1 500 euros, selon la lignée, la robe, le sexe et la renommée de l’élevage. La race étant rare en France, il faut souvent s’adresser à des éleveurs spécialisés et prévoir un temps d’attente.
Au quotidien, son entretien reste très économique grâce à son poil ras et à sa bonne santé, avec un budget mensuel modeste, souvent autour de 40 à 80 euros, alimentation et soins courants compris. Une assurance santé demeure conseillée pour anticiper les imprévus.
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